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Jane Bickerstaffe est la directrice de l’INCPEN (The Industry Council for Packaging and the Environment), l’équivalent britannique du CNE.

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Quels étaient les principaux points de votre exposé devant les membres du

CNE ?

 

En ce qui concerne l’emballage écologique, c’est la manière dont vous vous en servez qui va déterminer s’il est durable ou non. Comment allons-nous créer une chaîne de distribution écologique ? Tel est l’enjeu.

L’emballage écologique peut être en verre, en métal, en plastique, en papier ou en carton ; il peut contenir des éléments recyclés, il peut être biodégradable. Mais nous sommes confrontés à une situation ridicule dans notre activité car tout le monde pense : «C’est bien parce que c’est recyclable». Et les gouvernements tiennent le même raisonnement.

Les responsables politiques, dans tous les pays, pensent qu’ils doivent encourager les produits écologiques, ce qui est une bonne chose, mais ils n’ont aucune connaissance des pressions et des tensions que les produits doivent subir tout au long de la chaîne de distribution ; Et par conséquent, ils ne sont pas en mesure d’apprécier si un emballage est approprié ou non.

 

Quels sont les buts et les intérêts du partenariat entre le CNE et l’INCPEN.

 

Nous avons le même défi. Nous devons faire face à des lignes d’action politique qui exagèrent l’impact environnemental de l’emballage. Et elles ignorent les bénéfices qu’en retire la société.

Nous avons aussi les mêmes objectifs : nos membres veulent aider les gens à vivre d’une manière encore plus durable. Cinquante pour cent de la population mondiale vit aujourd’hui dans des grandes villes. Ce ne serait pas possible si l’emballage n’existait pas, parce qu’on ne peut pas demander à tout un chacun d’avoir un potager où cultiver ses légumes ou d’avoir une vache en train de paître au fond du jardin.

 

Selon vous, quelles sont les tendances de l’industrie de l’emballage ?

 

On remarque principalement cette fixation des responsables politiques : ils pensent que s’ils arrivent à persuader les gens d’utiliser moins d’emballage alors le monde sera sauvé. C’est notre plus grand challenge. Pendant les dix dernières années, dans le monde entier, des règlements ont été institués pour limiter l’utilisation des emballages. Résultat : aujourd’hui les marques et les distributeurs s’excusent presque d’emballer leurs produits. Je pense qu’il faut redonner confiance à nos membres. Ils devraient être fiers d’utiliser des emballages et non pas s’en excuser. Ils améliorèrent sensiblement la durabilité. Et je trouve qu’ils n’en retirent pas suffisamment de mérite. Je pense que les gouvernements sont à la traîne par rapport aux grandes marques et aux distributeurs.

 

Quels sont les risques que vous avez repérés pour cette activité ?

 

Eh bien que nous soyons coincés en étant obligés de n’utiliser qu’un seul type de matériaux, et pas un autre. Nous avons une tendance néfaste dans l’industrie de l’emballage à nous dénigrer les uns les autres. Le risque pour l’avenir, c’est que la compétition soit si serrée entre les différents matériaux que cela entretiendra une mauvaise image. Aucun matériaux n’a le monopole de la vertu environnementale. Nous avons besoin d’avoir un choix élargi. Nous n’avons pas besoin de nous diaboliser les uns les autres.

 

Comment envisagez-vous l’avenir de l’industrie de l’emballage ?

 

Nous avons de bonnes relations avec les responsables politiques, juste ce qu’il faut. Ils sont moteurs pour tirer les normes vers le haut mais il ne faut pas qu’ils s’occupent du management dans le détail. Les entreprises qui interviennent dans la chaîne de distribution et tous les acteurs de la société ont besoin de travailler ensemble et d’échanger des points de vue, comme le font les membres du CNE. Un professionnel qui sait fabriquer une bouteille en verre n’est pas forcément compétent lorsqu’il s’agit de créer une boisson gazeuse. C’est pourquoi nous avons besoin de tous les acteurs réunis dans la même pièce. C’est ce que le CNE et l’INCPEN réussissent à faire. Et tous ces professionnels qui travaillent ensemble, c’est un gage de sagesse.

 

Quels sont les défis à relever en Grande Bretagne ?

 

Comme je l’ai dit auparavant, beaucoup de grandes entreprises s’excusent d’emballer leurs produits car on leur a tellement répété que l’emballage ce n’était pas bien. Ma grand-mère passait chaque jour 2 heures et demi à faire les courses puis à préparer les repas. Tout le monde a oublié ce que c’était.

Juil 2011

« Les distributeurs et les marques devraient être fiers d’utiliser des emballages, et non pas s’en excuser »

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