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Entretien avec Hervé MARCEL – Chargé de mission au Laboratoire National de métrologie et d’Essais (LNE)

Hervé MARCELPouvez-vous nous présenter Le LNE en quelques mots ? 

Le LNE est un spécialiste de la mesure et du développement de références à savoir de tout ce qui permet de donner un cadre dans lequel des mesures sont réalisées.

Au travers de ce socle de compétences, le LNE intervient auprès des industriels comme des institutionnels pour répondre à leurs problématiques, relevant soit d’enjeux sociétaux (sécurité/santé, impact sur l’environnement), soit d’enjeux économiques (performance industrielle, maîtrise des coûts).

Pour cela le LNE propose des prestations d’essais, d’étalonnage, de certification, de recherche et transfert, d’assistance technique et de formation/information, que ce soit dans le domaine des biens de consommation, du bâtiment et des produits de la construction, du médical, de l’instrumentation ou de l’industrie en général.

Dans le secteur de l’emballage, le LNE intervient sur tous types de matériaux, d’emballages et leurs domaines d’utilisation : alimentaire, médical, produits industriels, biens de consommation, pharmacie et cosmétique.

Le LNE a rejoint cette année le CNE en tant qu’adhérent à son 9ème collège : pourriez-vous nous expliquer ce qui mobilise le LNE à supporter le CNE et ses actions ?

Ce qui nous a conduit à proposer notre adhésion au CNE, c’est avant tout le constat d’objectifs communs et partagés entre le CNE et le LNE.

Ainsi, une des missions assignées au LNE est de renforcer dans un cadre collectif, son appui aux entreprises, par l’identification et la prise en compte de besoins nouveaux et par le transfert de connaissances acquises notamment au travers de résultats de travaux de recherche.

L’objectif du LNE est alors de contribuer à l’accroissement de la compétitivité et à l’innovation des entreprises.

Cette démarche, nous avons souhaité la développer dans le domaine stratégique des emballages où le LNE peut s’appuyer sur une expérience solide et reconnue.

Le CNE, de par sa représentativité de la chaine de valeur des emballages, ses missions, ses valeurs morales et sa reconnaissance tant nationale qu’internationale, nous est apparu comme l’instance où nous pouvions apporter notre contribution dans le cadre de nos objectifs de soutien aux entreprises.

Le LNE collabore avec nombre de ses clients, pourriez-vous nous mentionner quelles sont les préoccupations majeures de ces derniers relatives aux emballages ? Le CNE peut-il être légitime à documenter certaines de ces préoccupations ?

La sécurité, la qualité, l’hygiène, l’impact sur l’environnement, l’aptitude à l’usage, la réduction des coûts sont des préoccupations fortes de nos clients.

Ce que nous remarquons c’est que leurs demandes évoluent vers l’intégration de plusieurs problématiques simultanément, par exemple l’optimisation d’un emballage présentant une sécurité alimentaire, respectueux de l’environnement ET d’un moindre coût, où la prise en compte de l’emballage, du produit qu’il contient ET du process.

Je pense que c’est effectivement des sujets sur lesquels le CNE pourrait travailler.

Le LNE va participer activement à l’intelligence collective du CNE au sein de ses groupes de travail, quels sont, pour vous, les leviers à actionner avec le CNE qui permettent de faire avancer encore plus « le meilleur de l’emballage » ?

La communication me semble un levier important pour porter et valoriser les travaux du CNE et ainsi promouvoir le « meilleur emballage ».

Une communication vers les consommateurs, les écoles notamment.

Pourriez-vous identifier une à deux problématiques qui rentrent dans votre champ d’actions LNE qui pourraient faire l’objet d’un groupe de travail au CNE ?

Un premier thème pourrait être l’approche prédictive des emballages.

Pour répondre aux enjeux industriels de l’emballage du futur, le développement de nouvelles stratégies d’évaluation et d’approches méthodologiques seront nécessaires (exemple : évaluations du comportement des emballages complexes par des approches prédictives). Ces orientations permettront à la fois de renforcer la sécurité du consommateur par des emballages plus sûrs et d’accompagner l’innovation industrielle.

Un autre thème serait « emballages et nanotechnologies ».

La problématique des nanotechnologies est un sujet d’actualité, et un éclairage sur l’état des connaissances dans le domaine de l’emballage et la maîtrise du risque nous parait pertinent.

Avez-vous des suggestions pour renforcer les actions du CNE et ainsi la visibilité de ce dernier ?

Le savoir-faire est déjà très présent au sein du CNE, pour preuve ses membres et participants, et les travaux déjà réalisés.

De mon point de vue, et avec toutes les précautions que notre très récente adhésion exige, il me semble qu’il faut accentuer le faire savoir.

Aussi pour renforcer les actions du CNE, nous pourrons vous proposer, chaque fois que cela sera pertinent, de nous faire le relais des travaux publiés par le CNE, au travers de nos formations, nos journées techniques et plus généralement nos missions d’information.

Le relais pourra aussi être assuré via le Réseau ProPack Food qu’anime le LNE et sa plate-forme Web Propack Food Training.