Interview de Jean-Marc Doré, Président fondateur du GEPPIA

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Interview de Jean-Marc Doré, Président fondateur du GEPPIA

Créé fin 2005, le Groupement des équipementiers du process et de packaging de l’industrie agro-alimentaire et non alimentaire a rejoint le Conseil National de l’Emballage (CNE) en avril dernier. Jean-Marc Doré, Président du GEPPIA, revient sur la vocation et les missions de cette association qui réunit aujourd’hui plus de 90 % des constructeurs des machines de l’emballage français. Il nous explique également les raisons de son adhésion au CNE.

Jean-Marc Doré, Président fondateur du GEPPIAComment est né le GEPPIA et quelles sont ces principales missions ?

 

Le GEPPIA est né fin décembre 2005 d’un principe simple : l’union fait la force. En fédérant les principaux constructeurs français de machines et d’équipements périphériques du process et du packaging (pour la plupart des PME PMI d’environ 50 personnes) son ambition est de renforcer leur poids et développer leurs synergies face à la concurrence internationale. A ce jour, le GEPPIA représente plus de 1 milliards d’euros en CA cumulés et emploie près de 4 000 personnes.

 

Le second principe qui a guidé la création du GEPPIA reposait sur le fait que la plupart de ces entreprises, encore majoritairement de l’emballage à ce jour, collaborent avec des fournisseurs communs mais aussi à 80 / 90 % avec des cibles clients communes. Il y avait donc de multiples synergies à développer en amont comme en aval.

 

Les actions du GEPPIA portent sur trois axes principaux :

  • La mise en place de partenariats en matière d’achats et de sous-traitance,
  • La recherche et l’aide aux financements pour l’innovation, la R&D et l’exportation,
  • Le développement de moyens ou d’outils marketing et communication ainsi que le partage de connaissances.

 

Un véritable pôle de ressources d’experts et d’outils destinés à favoriser le développement et la pérennité des entreprises de notre secteur. En outre, notre forte participation mutualisée à l’ensemble des salons professionnels constitue pour nos membres un gage de visibilité, de reconnaissance et de notoriété.

 

Qu’est-ce qui a poussé le GEPPIA à adhérer au CNE ?

 

Le CNE traite et discute par définition d’un grand nombre de sujets liés aux emballages. Or, la plupart des matériaux qui les constituent ont été produit par des machines, que ce soit le papier, le plastique, le carton, les métaux ou le verre. Aussi, est-il paru pertinent au CNE comme à nous-mêmes de nous réunir. Avec un objectif partagé : celui d’échanger. Il s’agit d’une part de permettre aux équipementiers de mieux connaître et de se tenir informé des nouvelles tendances en matière de matériaux et d’autre part de s’assurer que ces derniers sont bien toujours compatibles avec leurs machines et ainsi de partager leur vision avec ces différents industriels.

 

Comment envisagez-vous votre rôle entre le CNE et le GEPPIA ?

 

A l’image du GEPPIA, où nous favorisons la mutualisation et les échanges d’informations, quelles soient techniques, réglementaires ou commerciales, ainsi que le dialogue entre les différentes communautés de professionnels. Mon rôle au sein du CNE sera d’être le facilitateur qui permettra à nos membres d’accéder à toutes les informations susceptibles de les concerner et réciproquement.

 

Le GEPPIA, en tant que représentant des équipementiers, peut-il apporter une contribution à l’optimisation des emballages notamment par la prévention par réduction à la source ?

 

On est aujourd’hui déjà complètement dedans. Toutes les réductions d’emballages qui ont eu lieu jusqu’à présent n’ont été complétement possibles que grâce aux améliorations et innovations mécaniques apportées aux machines qui les produisent. Si on prend l’exemple du plastique, outre l’amélioration de la qualité des matériaux, les technologies développées sur les machines ont permis de réduire de 20 à 40 % le poids des emballages des UVC (unité de vente consommateur). Idem pour les cartons dont on a réussi dans le même temps à renforcer la résistance ; tout comme pour les cannettes de bière et les bouteilles en verre. Sachant, par ailleurs, que nous nous inscrivons aussi dans le recyclage de nos machines et de leurs composants.