Interview de Jean MARTIN – Directeur Général de la Fédération de la Plasturgie et des Composites

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Interview de Jean MARTIN – Directeur Général de la Fédération de la Plasturgie et des Composites

Photo Jean MartinPouvez-vous nous présenter votre Fédération en quelques mots ?

La Fédération de la Plasturgie et des Composites regroupe environ 1 800 adhérents et, par ce fait, est représentative de la totalité de son secteur.

L’activité des plastiques en France concerne environ 215 000 salariés et représente un chiffre d’affaires de 51 milliards d’euros.

Elle est présente dans tous les secteurs d’activité : emballage bien sûr, mais aussi transport, santé, bâtiment….

Elle est porteuse d’un très haut potentiel d’innovation. La quasi-totalité des nouveaux produits du futur sont en plastique et composites.

 

La Fédération de la Plasturgie et des Composites a rejoint cette année le CNE en tant qu’adhérent à son 9ème collège : pourriez-vous nous expliquer ce qui mobilise votre Fédération à supporter le CNE et ses actions ?

Notre Fédération compte des syndicats régionaux dans toutes les régions de France. Parmi leurs adhérents se trouvent de nombreuses entreprises d’emballage en particulier dans l’agro-alimentaire, la cosmétique et la santé. Ces entreprises ont exprimé le souhait que nous soyons présents dans le CNE.

 

Quelles sont les préoccupations majeures de la Fédération de la Plasturgie et des Composites concernant les emballages ?

Le CNE peut-il être légitime à documenter certaines de ces préoccupations ?

L’emballage est une part très importante de notre activité.

C’est un domaine d’activité visible, très en lien direct avec le consommateur, et il a donc une forte influence sur l’image qu’a le grand public du plastique.

Nous sommes convaincus que le CNE, en donnant à l’emballage sa juste place, valorise d’autant les matériaux qui le composent.

 

La Fédération de la Plasturgie et des Composites participe maintenant activement à l’intelligence collective du CNE au sein de ses groupes de travail, quels sont, d’après vous, les liens avec le CNE qui permettent de faire avancer « le meilleur de l’emballage » ?

Le CNE est une structure particulièrement agile, ce qu’est aussi la Fédération de la Plasturgie et des Composites.

Pour cette raison, nous avons la volonté de nous inscrire dans des projets clairement définis, sur des délais courts, permettant des actions concrètes et visibles auprès de l’ensemble des contacts du CNE.

 

Quelle fertilisation croisée faut-il attendre de cette relation CNE/Fédération de la Plasturgie et des Composites au quotidien ?

Nous souhaitons réellement faire bénéficier le CNE de nos expériences terrain des industriels, du réseau de nos structures techniques (Pôle Européen de Plasturgie, Institut Supérieur de Plasturgie d’Alençon, Centre Technique Industriel….) ainsi que du réseau de nos organismes de formation qui forment les opérateurs et les cadres des entreprises de l’emballage plastique de demain.

En contrepartie, la Fédération pense, au travers du réseau du CNE, être en contact plus direct avec les grands utilisateurs de l’emballage plastique, mais aussi avec les représentants des autres familles d’emballage.

 

Vous avez participé à l’élaboration du document récent suivant : « emballages et Traçabilité », pouvez-vous nous dire quelques mots sur la manière dont votre fédération a perçu l’organisation du groupe de travail (animation, réseau, livrables, etc.) ?

Marc MADEC de la Fédération de la Plasturgie et des Composites s’est impliqué dans ce groupe de travail.

Il en a particulièrement apprécié l’efficacité.

Ce projet a été rondement mené par le CNE (timing serré, respect des délais de l’exécution, relances régulières…)

Par ailleurs, la qualité et la diversité des intervenants a permis d’aboutir à un document qui fait référence dans le domaine.

 

Avez-vous des suggestions pour renforcer les activités et ainsi la visibilité du CNE ?

Il nous parait nécessaire que le CNE porte la parole de l’emballage dans la lutte contre le réchauffement climatique dans le cadre de la COP 21.

Les interventions du CNE dans certaines manifestations (Assises de l’Economie Circulaire) nous paraissent tout à fait souhaitables.

 

Voulez-vous évoquer un autre sujet que vous souhaiteriez développer dans cette newsletter ?

La manière dont les déchets sauvages, sur terre comme en mer, sont présentés, nous semble devoir être suivie de près, car les reportages sont souvent à charge.

Notre rôle, ensemble, est de faire en sorte d’inverser cette tendance.