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Interview de Thierry SANIEZ

Forte de son réseau de plus de 30 000  militants et de ses 400 associations, la CLCV (Consommation, Logement et Cadre de vie) est le porte-parole des consommateurs. Thierry Saniez, son délégué général nous explique l’ensemble de ses missions et les raisons de son implication au sein du CNE.
38_Pic01–  Comment est-ce que travaille la CLCV ?
LA CLCV est une association à but non lucratif dont l’objectif est la défense des consommateurs et des usagers.

Au sein du CNE, comme auprès des collectivités, des ministères, de la presse, nous représentons les intérêts des «consommateurs et usagers».
Il s’agit pour nous de communiquer sur ce que j’appellerai « la sensibilité du consommateur », ses attentes, ses priorités telles que nous les percevons à travers notre maillage d’adhérents et de militants sur tout le territoire…
Nous sommes désormais entrés dans une nouvelle société : il n’y a plus comme autrefois les « sachants »- les experts d’un domaine- et les autres. L’information n’est plus « verticale » et la société s’est décloisonnée.
Le grand public, les consommateurs ont aujourd’hui accès à l’information, dans tous les domaines, sur tous les secteurs. Ils souhaitent également avoir accès à une information indépendante non liée à des intérêts économiques, syndicaux ou politiques. C’est à ce niveau qu’une organisation indépendante intervient, comme contre pouvoir. Nous représentons ainsi et répercutons les intérêts des consommateurs depuis plus de 60 ans : chaque année, nous touchons plus d’un million de ménages par le biais de nos revues, de nos sites, nos interventions dans la presse…

 

 

–  Votre association est engagée  dans une démarche éco-citoyenne , comme en attestent les études disponibles sur votre site (travail sur les éco-labels, publication d’un guide éco école en famille…) cela correspond-t-il à une attente très forte des consommateurs ?

 

Nous sommes un relais d’information. Les consommateurs nous font part de leurs priorités : la santé, le respect de l’environnement… le dossier du bisphénol A est un cas d’école désormais. La gestion des déchets par exemple est aussi une vraie préoccupation, cette question touche à la fois à des considérations en matière d’environnement mais a trait également au pouvoir d’achat. Autant de données qu’il nous faut faire remonter auprès de nos partenaires.
C’est pour cela que nous travaillons notamment sur la question du coût de l’emballage, la nécessité de l’éco-conception, la transparence des coûts … Le Grenelle de l’Environnement a engagé une vraie dynamique, extrêmement intéressante. Désormais l’objectif de cette dynamique est que toutes les parties soient entendues et qu’elles interviennent en amont des réflexions et non pour cautionner des décisions déjà prises. On n’y est pas encore mais c’est le sens de l’histoire.. C’est un véritable changement culturel, un échange avec les acteurs économiques et les pouvoirs publics que nous espérons « gagnant-gagnant ».

 

 

–   Vous êtes désormais partie intégrante des groupes de travail et de réflexion du CNE, quel est le premier bilan que vous en retirez ?

 

C’est très intéressant d’échanger avec les industriels de l’emballage. Parce qu’il y a un échange réel d’informations, une vraie interaction : ainsi nous prenons conscience, par exemple, de certaines contraintes techniques ou économiques auxquelles peuvent être confrontées les entreprises et que nous ne connaissions pas. Evidemment l’inverse doit être vrai, les industriels doivent tenir compte des arguments des organisations comme les nôtres. A défaut cela n’aurait de sens. Cette évolution culturelle n’est pas simple, mais là aussi c’est le sens de l’histoire pour établir des rapports économiques plus équilibrés.
Il est toujours utile de faire connaître voire de rappeler les intérêts et les attentes des consommateurs qui évoluent assez rapidement.
L’échange d’information est précieux et doit être productif, nous avons  tous intérêt à ce que l’information passe au mieux.
La CLCV a toujours privilégié la concertation et c’est pourquoi le CNE, en tant qu’ »agitateur d’idées », conclave où la parole est libre, a un rôle important à jouer.