Interview d’Olivier DRAULLETTE

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Interview d’Olivier DRAULLETTE

Olivier Draullette a été élu, en février dernier, président du CLIFE (Comité de Liaison des Industries Françaises de l’Emballage).
Il nous explique quels sont ses objectifs, à la tête des multiples syndicats professionnels qui composent le CLIFE, pour promouvoir, développer et défendre l’industrie de l’emballage :
Olivier DRAULLETTEVous venez d’être élu à la tête du CLIFE. Pouvez-nous préciser en quoi consiste ce comité, par ailleurs membre fondateur du CNE ?
Le CLIFE regroupe de nombreuses associations qui constituent l’ensemble des acteurs du secteur (carton ondulé, cartonnage, sac en papier, papier pour emballage, emballage souple et plastique, verre, métal et bois).
C’est un pan important de l’économie française : l’industrie de l’emballage est la 7ème industrie de France, représentant pas moins de 300 000 emplois (directs et indirects)  et quelques 20 milliards d’euros de chiffre d’affaires, sans compter toutes les professions qui travaillent pour le monde de l’emballage (machines-outils, ateliers de design…). Ce sont des emplois localisés dans tous les bassins de production du territoire national.
Le but du CLIFE, c’est de réunir tous les syndicats professionnels pour échanger des informations, faire des mises au point fréquentes sur l’évolution économique et parfois prendre position sur des sujets précis.
Chaque organisation professionnelle a ses propres particularités et le CLIFE est un lieu de réflexion où sont examinés tous les sujets liés à l’emballage et en particulier les sujets environnementaux.
A votre avis, comment est perçu le monde de l’emballage par l’opinion publique ?
J’ai travaillé pendant une dizaine d’années pour la filière papier carton à Bruxelles puis à Paris. J’ai ensuite rejoint en 2009 le  SNFBM (Syndicat national des fabricants de boîtes, emballages et bouchages métalliques). Je pense pouvoir dire que je dispose d’une connaissance assez large de l’industrie de l’emballage et je constate que cette industrie est encore trop souvent critiquée. On se focalise à tort sur les effets d’un marketing intempestif ou sur des problèmes de déchets, mais il me semble que l’on ne réalise pas toutes les avancées rendues possibles grâce aux industriels de l’emballage, ni tous les efforts engagés dans chaque filière pour recycler les matériaux en fin de vie. A chaque fois que cela est possible tant sur un plan économique qu’environnemental.

Sans emballage, les produits ne parviendraient pas aux consommateurs dans de bonnes conditions. On le constate aisément dans les pays du Sud où les gâchis et pertes de produits alimentaires sont considérables (plus de 40% de perte de produits alimentaires entre la production et la consommation).
Le consommateur oublie trop souvent la fonction première d’acheminement et de protection de l’emballage.

 

L’emballage ne représente qu’un pourcentage négligeable de la signature environnementale d’un produit. Je crois important de rappeler que sa contribution dans la chaîne d’approvisionnement permet une diminution des gaz à effet de serre et autres impacts environnementaux en évitant le gaspillage des produits protégés.

 

Chaque filière s’organise, en fonction de la REP qui lui a été assignée et le CLIFE œuvre à la synthèse de ces actions pour aider notamment à l’amélioration de la perception de notre métier par le grand public.

 

 

C’est dans cette perspective que le CLIFE s’est associé au CNE ?

 

Oui parce que notre démarche est totalement complémentaire. Le CLIFE s’intéresse surtout aux questions liées à la fabrication de l’emballage et à l’environnement réglementaire de nos industries.
Les différents collèges du Conseil National de l’Emballage débattent de sujets généraux,  d’actualité, reflétant les préoccupations des professionnels mais également des consommateurs… De fait, tous les participants du CNE peuvent fournir des informations sur des avancées techniques, sur des nouvelles réglementations mais également sur leur ressenti.
Dans le cadre du point d’étape sur « les allégations environnementales » par exemple, j’ai souvenir de débats extrêmement instructifs où chacun des participants (industriels, distributeurs, administration, associations…) avait fait part de ses arguments et de la confrontation était né un rapport très intéressant.
Grâce au CNE,  les industriels que nous représentons peuvent mieux percevoir les demandes de plus en plus pointues de la « société civile ».

 

Le CNE, c’est le prolongement logique du CLIFE : les avis du CNE sont toujours très documentés, d’une grande rigueur parce que justement tous les experts intermatériaux y participent.
Michel Fontaine et Bruno Siri, issus respectivement de la cosmétique et de l’agroalimentaire, ont apporté  un regard complémentaire et le CNE est désormais une instance essentielle parce qu’elle nous offre des tables-rondes et des dossiers complets, documentés, équilibrés, utiles à toute la chaîne de l’emballage mais au delà : au monde politique, aux associations de consommateurs, aux journalistes…
Ensemble nous participons à une meilleure connaissance et reconnaissance de l’industrie de l’emballage !