Le CNE, partenaire du salon EMBALLAGE 2012 vous résume ses temps forts sur le salon

Interview de Thierry SANIEZ
Jan 2013
L’emballage est si important…
Jan 2013

Le CNE, partenaire du salon EMBALLAGE 2012 vous résume ses temps forts sur le salon

Cette année, ce partenariat avec Comexposium – sous l’impulsion de Michel FONTAINE Président du CNE et de Bruno SIRI son délégué général –  a permis de faire un état des lieux de l’éco-conception grâce à l’organisation de la première table ronde internationale avec la participation d’AMERIPEN (USA), EUROPEN (Europe), INCPEN (UK) et le CNE.
37_Pic01L’éco-conception une affaire internationale…
La coopération au niveau européen et international des associations concourt au progrès global pour le bien commun et pour l’environnement, notamment par le partage des bonnes pratiques. Michel FONTAINE a ainsi retracé les 20 ans de progrès continu des entreprises françaises et européennes.
Joan PIERCE, directrice exécutive d’AMERIPEN et Virginia Janssens, directrice générale d’EUROPEN, ont fait l’état des lieux des législations nord-américaine et européenne. Les acteurs économiques sont engagés depuis longtemps sur les deux continents notamment dans la prévention par réduction à la source.
Jane BICKERSTAFFE, directrice de l’INCPEN a montré comment un emballage bien conçu contribue positivement au développement durable en termes environnementaux, économiques et sociétaux. INCPEN, par des messages innovants, prouve que l’emballage est un levier de lutte contre le gaspillage et pertes de produits.

D’ailleurs, lors de la conférence dédiée au sujet, Dominique VIEL du MINEFICE a rappelé que le gaspillage alimentaire représente en France jusqu’à 119 kg par personne et par an, parmi lesquels 20 kg étaient évitables. La FAO précise que jusqu’à 50% de la production alimentaire est gaspillée, perdue ou jetée entre le champ et l’assiette.
Le CNE a passé en revue les bonnes pratiques potentielles ou existantes pour prévenir tout gaspillage aux différents stades de la vie du produit (production/distribution/usage)[1].

 

Les témoignages de Jean-Paul DUQUET (responsable Global packaging EcoDesign) sur les démarches initiées par le Groupe Bel (Produits en portion, emballages refermables ou fractionnables pour une consommation différée) et de Luc COPPENS de SEALPAC (qui a réinventé la barquette tout en poursuivant la prévention par réduction à la source), ont permis de montrer que la juste dose de consommation fait aussi partie de la solution.

 

Enfin, le délégué général du CNE a souhaité mettre en perspective, lors d’une troisième table ronde, le savoir-faire des entreprises par l’éco-conception et le faire-savoir, c’est-à-dire l’information restituée à l’utilisateur/ consommateur sur les efforts réalisés par l’entreprise pour le meilleur de l’emballage.
Il a passé en revue les six points clés[2] d’une éco-conception réussie du produit emballé, a décrypté certaines allégations environnementales et proposé les recommandations[3] du CNE pour les rendre robustes et sincères.

 

Nicole SALDUCCI, responsable affaires scientifiques et réglementaires Procter & Gamble, a témoigné de l’importance de:
–  La démarche interprofessionnelle des acteurs des produits lessiviels en éco-conception,
–  La R&D, notamment pour la formulation de lessives concentrées,
–  L’adhésion des consommateurs à leur démarche d’optimisation du couple produit/emballage (- 4200 tonnes d’emballage au niveau européen) par l’information/éducation.

Stéphane MARTIN, directeur général de l’Autorité de Régulation Professionnelle de la Publicité, acteur majeur du « Faire Savoir » en publicité a apporté son témoignage sur  la déontologie des metteurs en marché qui se doivent d’intégrer des critères de véracité, de loyauté, de proportionnalité et de clarté dans le domaine des allégations développement durable notamment environnementales. L’ARPP a souhaité mettre en avant le sens des responsabilités des acteurs économiques en termes d’autodiscipline publicitaire.

Autre table ronde organisée en coordination avec le CNE, Prodimarques a réuni trois responsables de marques, ainsi qu’un expert international en packaging, Lars Wallentin. Le thème : l’emballage un outil formidable d’innovation et de différenciation.
Au-delà de ses fonctions techniques et logistiques, le packaging est un levier primordial de la singularité des Grandes Marques par rapport à l’univers concurrentiel, notamment des MDD. Trois cas d’école de marques patrimoniales qui ont su innover par le packaging ont été présentés :

  • Beghin Say, avec son Doypack, apporte en 2006 une véritable rupture en répondant mieux aux attentes des consommateurs, en termes d’herméticité, de transparence, de sécurité et d’innovations.
  • Ricard et sa nouvelle bouteille, qui n’avait pas changé de forme depuis sa création en 1932 !  La nouvelle bouteille a mis en avant la marque et son fondateur Paul Ricard. La recette, elle, ne change pas !
  • Apéricube, grâce à son savoir-faire technologique unique, a réalisé une innovation packaging qui a donné naissance à un nouvel usage fromager au moment de l’apéritif.

Vous pouvez visionner la table ronde internationale sur emballage TV: http://www.youtube.com/watch?v=UEN0i2wS-Fc

 

 


[1]74_1.pdf
[2]85_0.pdf
[3]97_0.pdf