L’économie circulaire : l’emballage en actions…

LE CNE ECRIT UNE NOUVELLE PAGE POUR LE MEILLEUR DE L’EMBALLAGE
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L’économie circulaire : l’emballage en actions…

Grégory GiavarinaFace à la nécessité de préserver nos ressources naturelles, le modèle « produire, consommer, jeter » est aujourd’hui de plus en plus remis en cause au profit d’un modèle prônant l’économie circulaire et dont l’Institut de l’Economie Circulaire (IEC) constitue un fervent promoteur.
Son délégué général, Grégory Giavarina, revient sur ce concept émergent et ses liens avec le monde de l’emballage. 

 

 

Qu’est-ce que l’économie circulaire ?

 

L’économie circulaire constitue un nouveau modèle économique, social et environnemental qui repose sur le découplage de la croissance économique et de l’utilisation des ressources naturelles. Son objectif est de limiter au maximum l’utilisation de ces dernières et  en s’appuyant sur bien évidemment sur le recyclage mais aussi sur l’éco-conception, l’économie de fonctionnalité, le réemploi, la réutilisation, la réparation, la consommation collaborative, l’économie de partage… Sa mise en œuvre implique des changements profonds de consommation, de production et de business model, privilégiant la durée de vie des produits, leur usage plutôt que leur possession ainsi que le recyclage et la réutilisation de leurs composants.

 

 

Comment est née l’IEC et quelles sont ses missions ?

 

L’Institut de l’économie circulaire est une association née il y a maintenant un an et demi dont l’objectif est de promouvoir l’économie circulaire et d’accélérer son mouvement. Son principal enjeu est de mobiliser et fédérer les acteurs investis sur le sujet, du public comme du privé et de tous les secteurs. Nous comptons d’ailleurs aujourd’hui près de 150 membres, dont une centaine de structures et une cinquantaine de personnalités aux profils très différents : des grandes entreprises, des collectivités ou des ONG.

 

 

Quels sont aujourd’hui vos principaux moyens d’action ?
Nous disposons de trois axes stratégiques de travail et notamment  11 ateliers de réflexion, co-construits avec l’ensemble de nos membres afin d’évaluer les freins et leviers de l’éco-circulaire en France. Notre action repose également sur de l’influence politique en essayant d’agir sur les textes réglementaires. C’est ainsi par exemple que dans le cadre de la loi consommation, nous avons fait passer un amendement pour demander au gouvernement de réaliser un rapport sur les enjeux économiques et sociaux liés à l’économie circulaire. Enfin, notre ambition est également d’assurer la mise en lumière du sujet à travers notamment l’organisation de conférences ou d’événements, à l’image des 1ères Assises de l’économie circulaire réalisées en partenariat avec l’Ademe, le 17 juin dernier.

 

 

Comment s’est fait le rapprochement avec le CNE ?

 

Le CNE étant intéressé et investi sur les questions d’économie circulaire, il est tout naturel que l’on se retrouve pour partager et échanger sur le sujet. Et c’est avec grand plaisir que nous le comptons aujourd’hui parmi nos membres. Les problématiques d’emballage et l’éco-conception figurent au cœur des enjeux d’économie circulaire. Aussi, l’expertise et les connaissances dont disposent le CNE et ses nombreux acteurs sur le sujet nous sont précieuses et doivent contribuer à notre réflexion collective.

 

 

Justement, le CNE s’apprête a publié un document « emballages et économie circulaire ». Quels enseignements en tirez-vous ?

 

Je salue l’initiative du CNE quant à la rédaction de ce document synthétique qui montre bien que le secteur des emballages est déjà très largement en marche dans la transition vers l’économie circulaire. Des actions importantes en direction du recyclage sont menées mais également en matière d’éco-conception, de réutilisation, de réduction à la source ou encore d’écologie industrielle. La mise en place de la filière REP a certainement permis un engagement plus rapide et massif de la filière. D’autres pistes sont également à travailler que ce soit les enjeux liés au développement de la consigne, à la vente de produit en vrac ou encore par rapport aux plastiques biosourcés.

 

 

http://www.institut-economie-circulaire.fr/